eCom vs logistique

eCom vs logistique

Qu’est-ce que le e-commerce?

Le e-commerce ou le commerce électronique sont deux termes utilisés pour définir l’ensemble des achats, des ventes ou des échanges de biens ou de services réalisés par le biais de réseaux électroniques. Bien que la grande majorité des transactions commerciales sont effectuées grâce au réseau internet, il existe d’autres types de réseaux utilisés dans le cadre du commerce B to B (interentreprise).

Ces transactions peuvent être complétées au moyen de différents terminaux comme les ordinateurs, les consoles, les télévisions intelligentes, les téléphones intelligents, les tablettes, etc. Lorsqu’une transaction est effectuée en ligne, un ensemble d’activités sont enclenchées pour assurer la livraison du bon produit au bon client au bon endroit. Ces activités composent l’ensemble de la fonction logistique qui supporte le commerce électronique. On la définit comme l’ensemble des étapes entre la production et la livraison d’un produit ou d’un service à l’aide de diverses méthodes. Mais la logistique utilisée dans le commerce traditionnel diverge complètement de celle utilisée dans le e-commerce de par l’inversion du flux physique. Le commerce traditionnel exige que le consommateur se déplace vers un point de vente pour compléter une transaction commerciale. À l’inverse, le e-commerce exige que ce soit le produit qui se déplace vers le consommateur. Plusieurs entreprises optent pour une stratégique mixte qui permet aux clients de commander en ligne et de ramasser leur produit en magasin ou de passer en magasin pour voir et toucher au produit et commander en ligne puis se faire livrer chez soi.

Le tableau suivant présente l’état du commerce électronique au Canada selon le type de bien acheté en ligne. On constate que plusieurs produits achetés en ligne nécessitent une logistique intensive, couvrant le dernier kilomètre et impliquant, dans beaucoup de cas, une logistique inversée pour gérer les retours de marchandises pour non-conformité ou ne satisfaisant pas aux exigences du client. C’est le cas des vêtements (42%), des livres (34%), des appareils électroniques (32%), et des biens ménagers (29%). Ainsi, l’avènement du e-commerce oblige les entreprises à repenser la façon dont le produit est acheminé aux consommateurs et donc à revoir leur chaîne logistique. La progression du commerce électronique a un effet direct sur la complexification des activités logistiques des entreprises autant dans le commerce de détail que dans le secteur manufacturier, comme nous le verrons plus loin.

Statistiques ecommerce

Multicanal ou omnicanal?

De plus, l’avènement de l’Internet a multiplié les canaux par lesquels les clients peuvent consommer (mobile, Internet, en magasin). Ces nouvelles façons de consommer poussent les entreprises à laisser de côté le modèle de la relation multicanal au profit du modèle omnicanal. Contrairement au modèle multicanal, le modèle omnicanal veut qu’il y ait interaction, échange et connexion entre les différents canaux dans l’objectif de maximiser l’expérience client. L’adoption du modèle omnicanal permet aux entreprises de personnaliser l’expérience d’achat au mode de vie et aux goûts des consommateurs. L’interconnexion des canaux permet à un client de passer une commande en ligne à toute heure du jour et de passer chercher le produit en magasin par exemple. L’adoption de ce modèle rend possible la mise en place d’un nombre infini de moyens pour accommoder la clientèle actuelle, désirée et future.

Multicanal ou omnicanal

Quels sont les impacts sur le secteur manufacturier?

Comme nous l’avons mentionné, lorsqu’une entreprise décide de plonger dans l’ère du numérique en intégrant le e-commerce à son modèle d’affaires, celle-ci se doit de revoir sa chaîne logistique depuis le début. Puisque le e-commerce modifie la structure des flux physiques, la façon de traiter les commandes est très différente.

Dans le commerce traditionnel, les détaillants passent des commandes de tailles considérables directement chez le manufacturier. Il revend ensuite les produits commandés aux consommateurs qui se présentent en magasin. Par contre, le e-commerce exige que le produit soit livré directement chez le consommateur. Il existe deux façons de procéder :

  1. Le détaillant peut continuer de faire ses commandes chez les manufacturiers et simplement expédier les commandes individuelles chez les clients à partir de son entrepôt ou son centre de distribution. De cette façon, c’est le détaillant seulement qui se doit de revoir sa chaîne logistique pour y intégrer l’expédition de petites commandes et la gestion des retours.
  2. Le détaillant peut se départir de cette dernière responsabilité en exigeant que la commande soit envoyée par le fabricant du produit directement chez les clients. C’est le cas pour les joueurs majeurs du commerce en ligne comme Amazon, Walmart, Costco et autres. De cette façon, le détaillant n’a pas à apporter de changements majeurs à sa chaîne logistique. Par contre, cette façon de procéder entraîne des changements importants pour un manufacturier qui a l’habitude de livrer de très grandes quantités d’un produit à quelques endroits prédéfinis et qui reçoit désormais des petites commandes qui doivent être livrées un peu partout en Amérique du Nord. Pour des objets de moindre valeur, ce phénomène s’observe surtout sur de plus courtes distances. Dans le cas d’objets de plus grande valeur et de dimension raisonnable, comme les appareils électroniques de petite taille, ce phénomène est possible sur de plus longue distance.

Le commerce électronique a donc un impact important qui va bien au-delà de la façon dont les entreprises peuvent promouvoir et vendre leurs produits. Il interpelle les entreprises au cœur même du fonctionnement de leur chaîne logistique obligeant ces dernières à se réinventer pour se maintenir en vie.

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